LE SABLE, ENQUÊTE SUR UNE DISPARITION

Le bâtiment dévore chaque année un volume colossal de sable littoral
Le bâtiment dévore chaque année un volume colossale de sable littoral

Le contexte

Le film référent dans ce domaine, réalisé par Denis Delestrac,  mets en lumière un phénomène mondial où le sable marin est l’objet d’enjeux financiers colossaux qui prennent tous les jours un peu plus d’ampleur . Ce témoignage qui nous est livré, doit sensibiliser tous les défenseurs des plages contre les lobbys industriels qui tente de faire main basse sur cet héritage naturel.
Ce documentaire, lors de sa première diffusion sur Arte en Mai 2013, avait fait beaucoup de bruit en décrochant le meilleur audimat des soirées thématiques. Depuis, le film a enchaîné un palmarès impressionnant avec plus d’une vingtaine de nomination .  Vous pouvez l’acheter ou le louer en cliquant sur le lien ci dessous:

http://boutique.arte.tv/f9016-sable_enquete_disparition

 

Le résumé du film:

«On le trouve dans le béton, qui alimente, au rythme de deux tonnes par an et par être humain, un boom immobilier ininterrompu. Mais aussi dans les puces électroniques, le papier, le plastique, les peintures, les détergents, les cosmétiques… Ce sable que nous aimons fouler du pied ou laisser filer entre nos doigts s’est glissé à notre insu dans tous les interstices de notre quotidien. L’industrie le consomme en quantités croissantes, plus encore que le pétrole. Peut-être parce que, contrairement à l’or noir, cette matière première perçue comme inépuisable est restée à ce jour pratiquement gratuite. Alors que le sable des déserts est impropre à la construction, les groupes du bâtiment ont longtemps exploité les rivières et les carrières. Puis ils se sont tournés vers la mer, provoquant ce qui est en train de devenir une véritable bombe écologique. Car le sable joue un rôle essentiel dans la protection des côtes et l’équilibre des écosystèmes marins. Les conséquences de cette surexploitation apparaissent peu à peu au grand jour. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde, et englouti des îles entières, en Indonésie et aux Maldives, tandis que Singapour ou Dubaï ne cessaient d’étendre leur territoire en important, parfois frauduleusement, du sable. Disparition des poissons, impact aggravé de l’érosion et des tempêtes, bords de mer devenus lunaires … face aux timides régulations adoptées pour tenter de limiter le pillage, la « ruée vers le sable » s’est en réalité accélérée, sous l’égide de grandes entreprises multinationales et de mafias locales. »

Le sable littoral, un bien précieux à préserver!